Je te mets au défi d’être sans pantalon

written by Lou on mars 5, 2014 in Challenge with 12 comments
Comment se sent-on lorsqu’on aborde chaque jour la société habillée de sa plus belle robe ou plus simplement vêtue d’une jupe? Et si je portais des talons quotidiennement? Vais-je devenir une nouvelle femme? La réponse au terme de mon défi!

Un an en jupe ou trois mois sans pantalon

Suite à mon précédent article relatif à ma sexitude imminente et tant attendue (oui, ça fait beaucoup de mots), j’ai décidé de relever un défi.

Un trimestre perché sur de hauts-talons

C’est en m’entraînant à déambuler dans mon salon avec de nouveaux escarpins que je suis tombée sur le challenge de la fille H : « Un an en jupe ».
Un article qui dès la lecture de son titre a réussi à me transmettre l’envie de moi aussi me lancer. J’avais la cheville foulée, mais au moins, je savais à quoi seraient dédiés mes trois prochains mois: je les passerai sans pantalon!

Je vous vois déjà venir avec vos gros sabots (on a dit TALONS, les filles!, on ne court pas droit vers les a priori, lorsque l’on porte des talons hauts, c’est bien connu) … Non, je ne vais pas me balader en petite culotte toute la journée. Déjà, parce qu’on se les gèle. Ensuite, parce qu’il faudrait que je renouvelle ma collection de sous-vêtements. Non, je vais juste, durant un trimestre, proscrire tout ce qui a deux jambes, se lave en machine la tête en bas et le cul en l’air… je vous le cite: le jean*.

C’est quoi, être une femme libérée?

Mais attention, ce défi, je ne le relève pas exactement pour les mêmes raisons que la fille H. (pour connaître les siennes, je vous invite à lire cet article paru dans Paulette Magazine).
Quoique …
Son message à elle est plutôt un renversement du féminisme ; une envie de faire un pied de nez à tous les diktats de la mode, les médias s’élevant du haut de leurs gambettes photoshopées au oh combien sévère métier de juge: qui est en droit ou non de porter des jupes? Traduction: t’as de jolies jambes, in. T’en as pas, out.
Tandis que mon combat à moi n’est pas anti-média. Le mien ne regarde que moi, et mes propres jugements.
Ce n’est pas la circonférence de mon tour de cuisse qui chatouille mon ego, mais bien, aussi sournois peut-il être, mon mépris du féminin, déguisé pour l’occasion en honte.
Ce n’est pas faute de le répéter: pour moi, être une fille, pire, une femme et l’afficher, c’est loin d’être simple. Il n’y a aucune raison (valable) à cela et je trouve qu’il est temps de ranger ma cartouche féministe.

Mais quand on y réfléchit bien … nos deux raisons sont-elles si dissemblables? Mon mépris m’est-il venu du Saint-Esprit, du délire de mes deux seuls parents? Bien sûr que non. Il n’est pas venu des médias, non plus, je ne le crois pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils le véhiculent. Et que dans le fond, on se rejoint: on veut pouvoir être des femmes, quoi que cela puisse signifier, et qu’on nous foute la paix, par la même occasion. La seule différence, ce sont les mots.

Alors, voilà, dès demain, c’est parti pour trois mois ultra … féminins.

dior-un an en jupe

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*Je cite le jean, mais ça vaut également pour d’autres types de pantalons. La seule exception admise sera la combinaison, parce que je viens d’en acheter une, qu’elle me plaît beaucoup, et que je tiens à en profiter avant que mes goûts ne changent! ;)

Maintenez une attitude positive accompagnée d’habitudes favorisantes pendant 40 jours et vous pourrez changer votre Destin. Yogi Bhajan

Pssttt… J’ai choisi de suivre ce défi trois mois seulement pour une simple raison: je crois que c’est largement suffisant pour prendre de nouvelles habitudes (dans la tradition yogique, on dit qu’il faut 40 jours pour changer une habitude). Et si mon souhait est de pouvoir anéantir tout ce qui fait barrage à mon bien-être et me limite, il n’est pas pour autant nécessaire de renverser le processus au point de basculer à 180 degrés. Une révolution, ça vous mène au même point, tout juste inversé.
Je cherche la liberté, pas l’opposition. Et ma liberté, c’est également d’aimer gambader en baskets, de jouer dans les champs en training ou de me sentir belle en jean, ou en total look garçonne.

 

A propos de l’auteur

Je suis Lou, une femme qui ne veut plus de sa tête mais de son corps tout entier. Et ce journal a pour mission de réhabiliter la féminité et l’érotisme dans ma vie, et la tienne. Si tu as aimé cet article, tu adoreras recevoir ma newsletter directement dans ta boîte mail. Inscris-toi vite et reçois un tout nouveau corps sexy, prêt à l’emploi!